Maurice Daubard - Le Yogi des Extrêmes
   



Retour page précédente

 

En Avril 1998, Maurice DAUBARD relève un nouveau défi.
C´est toujours dans l'extrême, mais cette fois-ci, il passe du froid au chaud :
Il participe au Marathon des Sables, disputé dans le sud Marocain.

 

Par des températures oscillant entre 40 et 50 degrés, il parcourt près de 230 kms dans des conditions très éprouvantes, en six étapes et en auto-suffisance.
"L'homme du froid", comme il a été surnommé, devient le "Yogi des Extrêmes"

Si Maurice DAUBARD a pu réaliser de telles performances, c'est parce qu'il a une parfaite connaissance de son corps et une force mentale exceptionnelle qu'il tire de sa pratique du Yoga.
"Six mois avant de m'immerger dans la glace, j'ai ordonné à mon mental d'être prêt pour le jour fixé", explique celui qui a commencé à exposer son corps au froid pour le faire réagir.

"Je n'ai dans la tête, dans le coeur, dans les tripes, que l'intense détermination de mettre derrière moi tout ce que j'aperçois devant moi, me concentrant sur chaque pas, chaque foulée, sans penser aux millions d´autres qu´il me reste à faire...
L´une de mes principales motivations pour participer au Marathon des Sables, était d´avoir une réponse sur le fait de passer de l'extrême froid à l'extrême chaud. À l'inverse de ce que l'on peut penser, je n'aime pas l'extrême froid, pas plus que l'ours polaire ne doit l'aimer, mais il s'est adapté. Il y a beaucoup de gens aussi qui pensent que j'ai des dons exceptionnels, mais en fait ce n´est qu´une question d´entraînement et de détermination, être en SANKALPA.
Dans l'extrême chaud, par plus de 50 degrés, je me suis confirmé dans mes intuitions, d'une part pour moi et aussi pour les autres, à savoir que l'essentiel est dans le mental quand on l'oriente, le prépare. Je n'ai comme adversaire que moi-même dans cette course, et le désert devient mon gourou, mon enseignant."

 

Pour le dernier kilomètre de l´étape finale, Mohamed AHASSAND, le vainqueur de la course, accueille et court aux côtés de Maurice Daubard, pour rendre hommage à son courage et détermination.

"Un des souvenirs les plus forts durant cette course : en plein midi, sur le sable brûlant le long du parcours, un petit marocain de 6 ou 7 ans sans couvrechef, immobile comme un mini palmier, 2 bouteilles d'eau à la main. Je suis passé devant lui, seuls ses grands yeux noirs semblaient dire : prends de l'eau si tu as soif et donne-moi quelque chose... Il ne bougeait pas, ne disait rien. J'ai regardé tout autour de moi, aussi loin que portait mon regard, aucune tente, aucun être humain, seules les montagnes tout autour, très très lointaines. Sa présence ici, à cet instant, restera pour moi un mystère."